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Tu te lèves, le matin, tu te regardes dans le miroir. Aïe.

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« J’aurais du faire le pineapple… »

La veille tu t’es couchée tard et non, tu n’as pas tressé tes cheveux après les avoir hydratés en douceur avec un spray d’eau minérale, agrémenté de quelques gouttes d’huile de jojoba bio…

Tu as fait un vilain chignon négligé et tu as dormi sur ta taie d’oreiller en coton irritant.

Donc tu ressembles à un balai. Un balai moche, sec et emmêlé, genre celui de mamie, en paille jaune là. Et tu sais que la seule solution pour rattraper ce carnage c’est de laver tes cheveux et de les démêler soigneusement avant de procéder à une quelconque tentative de « coiffage ».

« Balai de sorcière »

Mais voilà, tu n’as absolument aucune envie de t’occuper de tes cheveux. Tu repousses ton shampoing depuis 2 jours, tu commences à sentir que c’est plus très frais là haut. Tu camoufles ça derrière un chignon et des racines lissées au gel et à la brosse à poils dur. Mais au fond de toi tu sais…

Voilà ce que je vis depuis quelques semaines. Je n’ai plus aucune envie de m’occuper de mes cheveux. Avant j’abordais chaque moment de soin avec enthousiasme, contente de passer 1h à me chouchouter. Aujourd’hui je veux du rapide, efficace, pour longtemps. les cheveux, ça me saoule (pour l’instant).

Assez nulle en auto-tressage, je m’oriente vers des styles protecteurs faciles et durables (y’en a pas des tonnes) mais même là mon imagination me fait un peu défaut. Merci les autres bloggeuses, vous me sauvez la vie (et les cheveux) avec vos idées de génie !

J’ai pensé à me faire tresser. Mais mes merveilleux cheveux ces enfoirés ne supportent pas les tresses. Quand j’enlève les mèches je me retrouve avec des cheveux tout cassés, pas beaux… Les twists ? Sur moi, ça tient pas et ça se transforme en locks au bout de 2 jours. Je suis désepérée.

Mon seul conseil si vous traversez cette petite phase : ne forcez pas les choses, attendez un jour ou deux. J’ai constaté que s’occuper de ses cheveux sans envie, énervée ou fatiguée donne des cheveux mal entretenus, mal démêlés et donc à termes cassants, secs, sans volumes.

Bon allez, je vais essayer de trouver le courage d’au moins poser un soin (après faudra trouver le courage de le rincer, pfff…).

 
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Publié le 5 avril 2013, dans Non classé.

Comment faire pousser ses cheveux plus vite ? Les cheveux afro, ça se démêle pas non ? Obligatoire le soin à chaque lavage ?

Pleeeein de questions tournent dans notre tête quand il s’agit de prendre soin de nos cheveux afro. S’ajoutent celles que nous posent les gens et auxquelles on ne sait pas toujours répondre (« mais pourquoi tes cheveux sont comme ça ?? »).

Ci-dessous une petite liste des choses à éviter pour se réconcilier avec ses cheveux afro :

 

1 – Envier les cheveux des autres : c’est le problème n°1… Vous vous souvenez de cette fois où vous avez vu une fille passer avec une chevelure de rêve et que vous l’avez regardée avec un mélange d’admiration et de haine ? Voilà, vous avez expérimenté la jalousie. Surtout après un retour au naturel, on passe par différentes phases et la jalousie en fait partie, nous l’avons toutes vécu. Pas assez bouclés, trop frisottants, pas assez de volumes, pas assez longs… Apprenez à aimer vos cheveux comme ils sont. Pour cela il faut découvrir ce qui les rend uniques (comme moi, vous avez les cheveux « mous » et vous pleurez à chaque tentative de twist out ? arrêtez le massacre et essayez autre chose). Soyez cré-a-tives ! La texture de vos cheveux ne définit pas sa beauté. Cela dépend uniquement de la qualité des soins que vous leur apportez.

 

2 – Copier une routine soin existante : pour rejoindre le point numéro 1, ne pensez pas qu’en faisant la même routine que quelqu’un vous aurez les mêmes cheveux (fut un temps j’ai cru à ce concept fantastique…). Il est primordial de constater par vous-même quel produit vous convient. C’est un long parcours semé d’embûches… Essayez d’identifier quel est le problème de vos cheveux et agissez en fonction : des cheveux secs=favoriser les produits à base d’eau, cheveux cassés=remettez en questions votre mode de démêlage etc… Peut-être que les shampoings ne vous conviennent pas ou bien que vous n’avez pas le temps de faire un soin en profondeur 2 fois par semaine ? Pour choisir votre routine et les produits qui vont avec pensez aux points suivants :

- Temps dont je dispose par semaine, pour faire une routine soin capillaire ?

- Quel est le temps de pose de tel produit ?

- Ce soins comporte-t-il un ingrédient que mes cheveux ne supportent pas ?

- Quel « outil » de démêlage est le plus adapté à ma texture ? (aux doigts, peigne, brosse ?)

 

3 – L’achat compulsif de produits : on tombe vite dans cette spirale infernale. Il y a tellement de choix et de nouvelles marques qui se créent tout le temps. Difficile de faire le tri dans cette offre gigantesque. Après avoir rempli une caisse entière de produits à moitié utilisés, j’ai décidé de prendre les choses en main car mon porte-monnaie commençait à souffrir gravement de cette situation. La règle d’or est la suivante : tant que ça marche on continue à l’utiliser. Parce-que je sais très bien ce qu’il se passe dans vos têtes frisées « mouais ce produit marche super bien mais si ce tout nouveau soin était encore mieux ?? ». Non chère amie, ce soin n’est pas mieux… Il fera juste un trou de plus dans ton budget.

 

4- Négliger les besoins de ses cheveux afro : « non mais NATUREL ça veut dire ce que ça veut dire non ? Pas besoin de me tartiner de 20 000 produits. Mois je suis nature à 100%, pas de shampoing, pas de « leave-in » pas d’hygiène toussa c’est du capitalisme ! » (avec la voix de la « connasse » de Florence Foresti svp). Et oui on entend parfois ce genre de discours un tout petit peu exagéré. On n’est pas obligées d’acheter ses produits, on peut les fabriquer (courage… « y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes » comme dirait l’autre). Pendant ma transition, je sortais, les cheveux « nus », fraîchement lavés au DOP aux oeufs, sans soin, sans rien. Ça faisait un style hein…. Un style « paille séchée au soleil du mois d’Août ». Les cheveux afros, c’est un peu plus de boulot quand même. Des soins posés plus longtemps, un entretien quotidien de l’hydratation… Mais ça vaut le coup quand on récolte de jolis compliments ;-)

 

5- Laisser votre coiffeur vous dire ce qui est bon pour vos cheveux : « mais vos cheveux sont morts ! va falloir couper 10 bons cm…! » – « mais non ça ne va pas les abîmer de les lisser sans sérum après un brushing… » – « vous avez les cheveux secs et cassants ? meuh non une couleur et des mèches ça va passer tout seul« .  Et non le coiffeur n’est pas toujours votre meilleur ami. Parfois, le coiffeur joue sur son statut de spécialiste du cheveu pour vous faire avaler tout et n’importe quoi. C’est comme ça que j’ai accepté il y a de nombreuses années, qu’un coiffeur me fasse un « Curl » (un défrisage suivi d’une permanente. Aïe.) qui ne présentait « absolument aucun risque ! vos cheveux seront magnifiques après ! ». Je vous laisse imaginer la suite (perte de cheveux au brossage par poignée, repousse lente, cheveux ternes…). Vous préférez faire votre soin chez vous ? Dites-le d’entrée. Vous pouvez également amener vos propres produits au salon (je le fais systématiquement). Quand il s’agit de VOS cheveux, c’est VOUS l’experte. Le coiffeur vous propose un service et ne doit en aucun cas vous imposer sa vision de vos cheveux. Attention, il ne faut pas non plus tout refuser en bloc… Si vous tombez sur un bon professionnel, passionné, alors là vous aurez probablement de superbe conseils.

Vous en voyez d’autres ?

 
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Bon, voici une petite revue de ce produit 2 en 1 !

Je n’avais jamais testé de « soins nettoyants » et j’ai beaucoup de mal à me passer de shampoing. Mes cheveux sont assez « mous » donc se salissent assez vite mais en même temps ils sont tellement secs

Je me shampoine environ une fois par semaine mais bon, après une séance de sport en plein milieu de la semaine, ben faut bien se nettoyer la tête en profondeur !

 

Donc, j’ai voulu essayer ce produit qui « lave sans dessécher » et même qui « lave en nourrissant » les cheveux…

 

1 – La texture/consistance du produit :

C’est plutôt un baume, épais et glissant. Pas du tout liquide (genre tu retournes le pot, le produit reste collé). Ça ressemble un peu au Styling Butter de la même marque en moins compact. Bref, texture fondante et parfum identique aux autres produits de la marque Blended Beauty.

 

2 – La pose du produit :

Pas facile… J’ai l’impression de devoir en utiliser beaucoup pour vraiment en mettre partout. Vu que ça remplace mon shampoing, je veux vraiment que mes cheveux soient bien recouverts pour être bien propres. Bref, la pose prend un peu de temps, ça ne glisse pas aussi bien qu’on l’aurait imaginé.

Par contre le temps de pause c’est gé-nial : 3mn. Pas besoin de se balader avec un tissu dégoulinant sur la tête pendant 30mn.

 

3 – Effets :

Je suis satisfaite, le produit fait ce qu’il dit : il nettoie en douceur et nourrit en même temps. Bon évidemment, le nettoyage n’est pas aussi net qu’avec un shampoing. Je conseille ce produit pour se « rafraîchir » en milieu de semaine. L’effet soin est visible et on sent au toucher que les cheveux sont instantanément plus doux.  En gros c’est un produit intermédiaire, pour dépanner quand on a pas le temps de faire 2 shampoings et de laisser poser son soin pendant 30mn.

Un bon produit quoi ! Mais à utiliser par exemple en milieu de semaine, pas comme shampoing/soin principal.

 
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Hello !

Je parlais sur facebook de l’importance du gommage régulier du cuir chevelu. Comme précisé par une abonnée à la page, le gommage (ou exfoliant) peut être réalisé avant et après le shampoing. Personnellement je le fais avant le shampoing uniquement. J’ai la peau très sensible (donc même chose pour mon cuir chevelu) et je ne peux pas « gommer » plusieurs fois sinon ça s’irrite et ça gratte.

Alors voilà quelques recettes pour vous ! Ce sont des ingrédients que l’on a en général chez soi ou que l’on peut trouver très facilement en magasin :

Ingrédients :

  • Sucre brun
  • Huile d’olive
  • Sucre blanc
  • Huile de jojoba
  • Amandes
  • Huile essentielles parfumées (menthe poivrée etc…)

 

1 – Sucre brun et huile d’olive

Mélanger 2 cuillères à soupe de sucre brun et une c. à s. d’huile d’olive. Mouillez les cheveux et les essorer avec une serviette de façon à ce que ça ne goutte pas. Appliquer le mélanger sur le cuir chevelu et masser délicatement en mouvements circulaires. Rincer à l’eau chaude (pas brûlante non plus attention !), laver (avec votre shampoing habituel) et coiffer comme d’hab.

2 – Sucre blanc et huile de jojoba

Mélanger 2 c. à s. de sucre blanc et 2 c. à s. d’huile de jojoba. Ajouter 10 gouttes de votre huile essentielle préférée et bien mélanger. Appliquer l’exfoliant, masser. Rincer à l’eau tiède, laver et coiffer.

3 – Amandes concassées

Broyer environ 150g d’amandes dans un mixer jusqu’à obtenir de tout petits morceaux. Bien mélanger les amandes avec 2 c. à s. d’huile d’olive. Appliquer sur le cuir chevelu et bien masser pour faire agir l’exfoliant. Rincer à l’eau tiède, laver et coiffer.

J’ai aussi tenté l’exfoliant aux flocons d’avoine. Gros échec… J’ai eu plein de résidus blancs dans les cheveux et pour les faire partir…oh la la… Ça a pris au moins 2 semaines. Alors je ne vous le conseille pas. Sauf si vous voulez un look « fière de ses pellicules ».

Avez-vous d’autres recettes à partager ?

 
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Et non je ne vais pas parler des racines de cheveux…

Afro Puff c’est vrai est très centré sur l’aspect extérieur mais avec le temps, en parcourant les commentaires et en y réfléchissant bien, je me rends compte que c’est bien aussi de parler de ce qui se passe dans le dedans de soi-même.

On y pense pas souvent, on se dit c’est mieux de se coiffer, s’habiller, se maquiller. Et croyez-moi je trouve ça génial (indispensable à mon bien-être même). Certains diront « superficiel », « happé par cette société qui te mets en tête des modèles de beauté et mon cul sur la commode ». Faut pas se voiler la face, si tu te sens moche ben essaye de changer ce que t’aime pas. Sinon comme dit l’autre « ferme la PHYSIQUEMENT à tout jamais ».

Bref, je m’égare.

J’ai rencontré un gars la semaine dernière. Un gars qui s’appelle Olivier. Super érudit, il connaît plein de trucs. Et je lui racontais ma vie et tout (même pas il m’avait posé la question hein. Je suis comme ça, j’aime parler de moi) et je lui dit que je suis un peu paumée, je sais plus trop ce que j’aime, comment évoluer (on parlait de danse en fait). Et puis il me dit « Ben c’est pas compliqué. Retourne à la source ».

Quelle source ?

Et je me suis rappelé un truc : j’ai commencé la danse à 4 ans, dans une association de danse traditionnelle Congolaise : le Ballet Kongo.

Alors ça bouillonne là-dedans ! Je me remémore quelques pas (super mémoire oblige), des ambiances, je me revois assise sur scène le jour du spectacle de fin d’année parce-que je ne voulais pas danser devant qui que ce soit d’autre que mes parents (et si je pouvais aujourd’hui je ne danserais que pour eux).

Et là BAM ! Une obsession naît, des question arrivent : vidéos youtube, danse kongo, lari, batéké, famille, tradition, communauté, spiritualité et un mot qui se dessine : « Animisme ». What ? Désolé les religions c’est pas pour moi. Je veux pas me prosterner devant un type qui me dit qu’il est la voix de Dieu (surtout quand on sait ce que ces « voix » font aux petits garçons dans les Églises…). Où vénérer un gars qui était connu y’a 2000 ans (vous pensez qu’il y aura le Beyoncéïsme dans 2300 ans ?).

Mais là c’est pas pareil comme la même chose (pour citer une personne).

Animisme : L’animisme est le fait d’ attribuer à toutes les choses de la nature (plante, objet, animal, etc…) une âme. Quatre éléments fondamentaux composent la nature : l’eau, la terre, l’air et le feu. {…} Il ne se célèbre pas dans une église, il n’obéit pas à des dogmes ou à des lois écrites, il se vit. Source : Pas moi.

Les africains autour de moi ne sont pas animistes. Ils sont chrétiens (catholiques ou protestants), musulmans, athés. Pourquoi ? Et puis je lis plus bas dans l’article qu’on peut être animiste et chrétien. Mouais ok tant mieux.

Enfin bon, je ne veux pas lancer un débat sur l’animisme, le christianisme ou la spiritualité africaine. J’en connais pas assez sur le sujet. Mais je m’interroge quand même. Ici on parle de « retour au naturel » pour les cheveux. « RETOUR AU NATUREL » c’est quelque chose quand même, c’est pas un truc que tu fais comme ça comme aller chercher une chocolatine à manger en regardant Grey’s Anatomy pépère.

Pourquoi s’arrêter aux cheveux alors que ça peut-être l’occasion d’un véritable retour aux sources ? Un peu plus profond quoi. Mon métissage a toujours impliqué une conception particulière de mon identité. Un peu à part mais comme tout le monde. Un peu de tout mais complètement différente. Je sens le manque de mes racines Kongo, le déracinement de mon père. Je veux sentir mes deux identités en une mais surtout les vivre, les danser, être moi, être naturelle quoi !

Mais c’est quoi être naturel ? Et c’est quoi être naturellement africain ?

 

 
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Hello !

Plusieurs maman m’ont demandé conseil par e-mail et sur Youtube. Voici donc quelques explications et astuces de base, pour que le soin des cheveux naturels de vos enfants devienne un moment agréable (et pas un casse-tête menant souvent au défrisage – ou à la coupe, courte et pratique ! ).

La Gamme "Curly Q's" pour enfants, disponible sur afropuff.fr !

Je n’ai pas d’enfants mais je me prépare à cette éventualité en m’occupant de ma petite sœur, de mes nièces et neveux. J’ai la chance d’avoir autour de moi des enfants qui ont chacun une texture différente (beaucoup de métissage). J’ai remarqué que peu importait la texture des cheveux, quand il s’agit du soin, ils sont tous logés au même rituel :

1 – Le Shampoing

Choisir, de préférence, un shampoing doux, sans sulfate. Si vous voyez apparaître « Sodium Lauryl Sulfate (SLS) » ou « Ammonium Lauryl Sulfate » (ALS) sur la liste d’ingrédients, évitez ce produit. Ce sont des agents nettoyants irritants pour la peau et le cuir chevelu des petits. La fréquence du shampoing ne devrait pas dépasser deux fois par semaines car au-delà, on remarque une déshydratation du cheveu.

Appliquer le shampoing sur le cuir chevelu, et masser avec le bout des doigts (pas les ongles attention !). Ne pas frotter les longueurs avec le shampoing. Le passage du shampoing sur les cheveux lors du rinçage suffit pour laver les longueurs. Sauf si votre bout de chou s’est roulé dans une substance douteuse, collante… Là, bon, on agit !

2 – Le Soin

Choissisez un après-shampoing doux, hydratant. Pour le coup, pas la peine de trop se casser la tête mais prenez plutôt un produit sans silicone. En effet, le silicone enveloppe le cheveu et le protège mais s’il n’est pas éliminé régulièrement il s’accumule et dessèche le cheveu. Et vu que les shampoings sans sulfates ne nettoient pas le silicone…

On sépare la chevelure en 4 ou 6 parties (selon l’épaisseur des cheveux) et avec les doigts. Appliquer le produit section par section et démêler aux doigts au fur et à mesure. Lorsqu’une section est démêlée aux doigts, passer au peigne à dents larges ou à la brosse (adaptée au démêlage, pas une brosse à brushing par exemple). Une fois une section démêlée, la tresser pour éviter qu’elle ne s’emmêle à nouveau. Continuer jusqu’à ce que toute la tête soit démêlée.

Laisser poser le soin entre 5 et 10mn et rincer les tresses. Ne pas enlever les tresses au rinçage du soin car les cheveux pourraient se ré-emmêler !

Conseil : faire ça dans un petit bain, lui donner quelques jouets pour le/la distraire. Évitez la séance de démêlage sur une chaise dans la cuisine.

3 – Le Coiffage

Une fois que vous avez rincé le soin, sécher les cheveux avec un vieux t-shirt (ou une serviette en micro-fibre pour les mieux équipées !). La serviette absorbe trop d’eau et enlève de l’hydratation ce qui provoque des frisottis.

Défaire une tresse, appliquer un soin sans rinçage (ou leave-in conditioner). Sur chaque section puis la re-tresser, ainsi de suite.

Conseil : Coiffer votre enfant devant un dessin-animé qu’il aime bien. Le mettre par terre, sur un coussin et non sur une chaise (et vous assise sur le canapé et non pas debout). Il ne fera que se tortiller car il ne sera pas à l’aise et ça va jouer sur vos nerfs !

Réaliser des tresses, des petits chignons, des tresses plaquées… La clé c’est de faire une coiffure qui tiendra jusqu’au prochain shampoing et qui protègera les cheveux. Pour cela, il faut un peu d’entraînement et de la patience. Quant aux idées, je vous dirige vers ce blog (américain) d’une maman qui réalise des coiffures superbes sur sa fille. Elle  a appris toute seule à prendre soin des cheveux de sa petite princesse.

Bon courage à vous !

Edit : Sandrine, la maman d’une petite fille de 8 ans fait régulièrement des recherches sur le soin des cheveux des enfants. Voici un blog qu’elle recommande, merci à elle : http://www.chocolatehairvanillacare.com/

 
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Voici le témoignage de A. Sonya, que j’ai reçu :

« Bonjour chère compatriote Métisse. Je n’ai pas trouvé ton prénom dans le récit de ton histoire, et je m’en excuse.
Je suis métisse moi aussi. Métissage complexe moi aussi. Père malgache. Mère Algérienne. Madagascar étant déjà un métissage Asie/Afrique.
Donc moi aussi j’ai au moins 3 types de cheveux sur la tête. Lisses. Bouclés. Ondulés. Crépus.
Et ce sont bien ces derniers qui m’ont poussée à me renseigner sur mes cheveux. A chercher des explications. Des informations. « Pourquoi cassent-ils si facilement ? »

Non, pas de défrisage pour moi. Pas de réelle coloration par le passé, si ce n’est le henné.
Non. Moi j’ai eu une autre technique : les arracher. Un à un. Depuis le bulbe. Comme une épilation de la tête.
C’était quand j’étais au collège. Adolescence, puberté … Je suis anxieuse de nature. Alors une fois que j’ai arrêté de me ronger les ongles, je suis passée à mes cheveux.
Heureusement, cette période m’est passé. J’ai arrêté de les arracher.
Comme toi ça a repoussé, avec du temps …

Depuis toute petite j’ai toujours une main dans les cheveux, j’adore les caresser. Je n’ai pas toujours eu les cheveux frisés. Je suis née avec les cheveux lisses. Aussi raides que les cheveux asiatiques. Ils ont frisé à la puberté.
Je ne comprends pas pourquoi. Mes parents non plus d’ailleurs. Encore une énigme. Surtout que mes parents ont tout deux les cheveux lisses. Et que je suis la seule à qui c’est arrivé dans la famille. Mes deux sœurs ont les cheveux lisses.
Donc, bien sûr, l’attention s’est tournée sur moi, à cette période si agréable de la vie : la puberté.
Mon père : « c’est elle-même qui les as rendus comme ça, à force de mettre des produits dessus »
Oui, coquette dès le plus jeune âge, j’aimais prendre soin de mes cheveux. Après-shampooing, masques … Rien d’extraordinaire.
Ma mère : « Oui, elle met des produits pour les faire friser, de la crème. Et elle les « travaille » du bout des doigts … »
Pour eux, c’était pas « naturel ».
Voilà, un petit bout de l’enfer que j’ai subit.

Le temps a passé. Comme toi, j’ai trouvé mon compte avec cette différence, que j’ai cultivée. Je me suis acceptée différente. Même au sein de ma propre famille.

Mais aujourd’hui, étudiante, le divorce de mes parents, autant de facteurs de stress qui m’ont faite replonger.
Je ne les arrache plus depuis la racine, non. L’époque du collège a laissé trop de séquelles. Et je ne veux plus les arracher.
Je ne les arrache plus : je les casse.
La texture irrégulière et rêche de mes cheveux crépus m’insupporte, et je n’arrive pas à m’arrêter. Mes doigts les repèrent dans une mèche. J’en isole un. Je l’attrape par deux endroits, en laissant au milieu le lieu de transition de courbure.
Oui parce qu’un cheveu crépu (en tout cas sur ma tête) n’a pas une épaisseur homogène sur toute la longueur. Et c’est ce qui fait qu’il ne reste pas droit. Qu’il se courbe.
Et c’est justement au niveau de ces changements d’épaisseur que l’on sent au toucher cette irrégularité. Ce qui m’irrite.
Non seulement ça les rend désagréables au toucher, mais en plus, cette transition est un lieu de fragilité : c ’est là que les cheveux cassent.
Donc je tiens fermement le cheveu crépu isolé de part et d’autre de ce lieu fatidique, et je tire. Il casse …

Ca n’est pas que je ne m’aime pas frisée, bouclée, mais c’est le toucher qui m’irrite. Et je culpabilise. Je me déteste. Parce que j’aime ma « touffe ». »

Ce témoignage est très bouleversant et révèle le mal-être qui s’impose lorsque l’on se trouve (et qu’on est) différent de nos parents, nos frères et soeurs, nos amis, notre entourage en général. Voici ma réponse pour toi Sonya :

1 – Tu as une apparence différente des autres membres de ta famille

C’est un avantage à mes yeux ! Je comprends que ce genre de phrase puisse te paraître facile à dire mais je le pense vraiment ! On naît tous avec un certains nombre de qualité et de défauts mais la texture des cheveux n’entre pasen compte. Être différent au sein de sa famille c’est déjà être particulier, unique. Et une fois dans la société, c’est un atout indéniable qui te fait émerger de la « foule ». Je détestais être différente moi aussi. Je voulais être une petite blonde aux yeux bleus pour passer inaperçue et ne pas être le sujet des moqueries ou même des remarques débiles « t’es adoptée ? non parce-que comme tu ressemble pas à tes parents… ». Prends ta différence et retourne la à ton avantage et si ça ne plaît pas à tes parents et bien tant pis pour eux qu’ils restent frustrés ! Quand j’ai fait mon retour au naturel, mon père m’a sorti une vieille photo de moi défrisée et m’a dit « pourquoi tu te recoiffes pas comme ça ? C’était joli ». Whatever… je l’aime mais il est dépassé là.

2 – Ta famille t’accuse d’être « différente »

Là où je comprends sincèrement ton malaise c’est dans le fait que tes parents t’accusent d’avoir une texture de cheveux différente et pire d’en prendre soin ! Face à cela je préfère éviter de m’exprimer pour ne pas entrer dans de la psychologie de bas étage, mais s’il te plaît, ne te sens plus coupable d’avoir des cheveux frisés. Ce n’est pas une punition ! Ce n’est qu’une texture de cheveux parmi des centaines d’autres. Tes cheveux ne définissent pas qui tu es, ce sont juste des fibres sur ta tête qui poussent et qui tombent. Ils font partie de ton corps mais ne définissent pas ton identité propre. Il n’y as pas de comportement propre à chaque texture de cheveux (les frisées aiment la fraise, les lisse aiment la vanille… LOL). Détache-toi de tes cheveux et ne te construit pas en fonction.

3 – Tu n’aimes plus ton apparence

D’après ce que j’ai compris dans ton témoignage, tu as eu une phase de fierté concernant tes cheveux. Et puis tu as commencé à les casser lors du divorce  de tes parents. Est-ce que tu penses que c’est lié au fait qu’ils n’acceptent pas ta différence ? Je pense que oui. En tout cas, tu dois te convaincre, te persuader, t’obséder de l’idée que tu es belle telle que tu es. Ne cherche pas à ressembler à telle où telle personne, c’est la meilleure chose à faire pour cultiver tes complexes. Mets-toi face au miroir et dis toi que tu dois travailler avec ce que la nature t’as donné.

Lorsque tu te regardes dans la glace, observe toi à travers TES yeux. Pas à travers ceux de tes parents ou autres. Nos parents ne définissent pas qui nous sommes, ils sont juste nos « créateurs ». Je suis proche de mes parents mais je me sens très différente d’eux. Je n’ai pas le même caractère, pas la même apparence. Même chose pour toi. Et c’est un atout qui doit te permettre de t’imposer en tant qu’individu et non pas de te complexer.

Accepte ta différence, chéris là car c’est là ta beauté, ta chance et ta force ! Je te souhaite d’aller mieux, d’arrêter de t’en prendre à toi-même pour quelque chose d’aussi superficiel (mais en même temps de tellement important) que tes cheveux.

 
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Publié le 10 août 2012, dans Divers et Bouclés.

Bon alors je suis une fan invétérée de Queen B. et je suis ses actualités au quotidien. Je ne suis pas d’accord avec toutes ses innovations capillaires (j’ai détesté la couleur blonde platine du printemps 2011) mais j’ai bien aimé ce petit retour vers le passé avec les bonnes vieilles rastas avec rajouts.

Je regarde de plus près cette photo. Je me focalise sur les racines qui sont noires évidemment, c’est sa couleur naturelle. MAIS quand on regarde encooore plus près, sur la longueur, on ne distingue pas ses vrais cheveux dans la tresse… Alors voilà ma petite idée… elle amorce un retour au naturel et pour mieux faire passer le Big Shop, HOP ! Elle fait des tresses !!

Bon c’est juste ma petite polémique perso mais je ne serais pas étonnée qu’elle fasse cette démarche vu que sa soeur l’a fait et utilise souvent les rajouts et les tresses pour mieux vivre sa nouvelle coupe courte !

Beyoncé a une énorme influence et un retour au naturel de sa part serait, à mon avis, un bouleversement pour beaucoup de jeunes filles qui rêvent d’avoir une longue crinière blonde… (j’en sais quelque chose). Enfin bref… on peut rêver non ?

 
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Publié le 2 août 2012, dans Divers et Bouclés.

Lorsque j’ai vu les cheveux de « Merida », l’héroïne de « Rebelle », je me suis dit : ENFIIIIIIN !!!
Non parce-que vous pouvez passer en revue tous les Disney, ben vous trouverez pas une seule princesse/demoiselle en détresse/feignasse qui fout rien de ses journées à part regarder les oiseaux avec des cheveux FRISÉS !

"Mais tu vas la défriser cette touffe oui ou non ??" - "Nan, j'suis rebelle..."

ET puis quels cheveux ! Une véritable crinière de cheveux roux flamboyants, portés fièrement par la petite fille… On peut se dire que c’est fait au hasard mais pas du tout… Voici l’explication de Brenda Champman, créatrice du personnage :

«Je voulais montrer physiquement qu’elle n’était pas conventionnelle, qu’elle était rebelle et sauvage. Et sa mère essaye de la maîtriser, et ses cheveux à elle sont complètement attachés dans des nattes.»

Alors là je pense qu’on touche à quelque chose de nouveau dans le monde du dessin animé version Disney. Car même s’ils avaient sorti une jolie princesse noire dans « La Princesse et la Grenouille » (ce qui était déjà une grande avancée), on sentait tout de même une image lissée, qui au fond, correspondait bien à l’image que l’occident aime bien : noir mais pas trop quand même (j’entends pas de cheveux crépus, peau assez claire…).

Et oui la femme Noire est irrésistible, même pour les grenouilles...

Pour le coup, Merida est blanche comme un drap passé à la javel mais elle arbore des cheveux complètement « libres ». Et oui, les cheveux lâchés, frisés, épais, touffus, ça casse avec l’image conventionnelle de la princesse au brushing parfait, soigné et irréel.

J’aime assez l’idée que les cheveux frisés représentent une attitude « rebelle », « non-conformiste ». Et je pense qu’on ne peut pas s’en plaindre car même si les cheveux frisés, naturels etc deviennent une mode il y encore beaucoup d’idées reçues et de stéréotypes qui persistent : les cheveux frisés ça ne fait pas « coiffé », pas professionnel, pas raffiné…

Oui, on aimerait que les cheveux frisés ne soient pas systématiquement rangés dans la catégorie « gros réfractaire du système » mais c’est quand même plutôt jouissif d’avoir une image de « bad ass-rien-à-foutre ! ». Perso je préfère ça à la princesse niaise et mielleuse qui passe 30 ans à se démêler ses cheveux pas emmêlés et qui attentd, attend, attend… jusqu’au jour où un métrosexuel en collants DIM Mod vient sonner à sa porte…

 
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Publié le 2 août 2012, dans Coiffures et Styles.

Coucou !

 

Un nouveau tuto coiffure inventé par moi-même ;-) J’ai découvert ce style en voulant en créer un autre… Comme quoi il  y a toujours du positif dans ses erreurs !